Municipales 2020 : Note d’analyse orléanaise

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Les Orléanaises et les Orléanais étaient une nouvelle fois appelés aux urnes, un an après les élections européennes. À l’issue d’une période exceptionnelle pour nous toutes et tous, les 55 nouveaux membres du Conseil municipal ont été élus le 28 juin dernier pour un mandat de 6 ans.

Nous souhaitons, après chaque scrutin électoral, proposer une lecture alternative des résultats à travers une note rédigée par plusieurs membres de notre association. Celle-ci, parce que l’élection municipale est particulière, est évidemment un peu militante avec des points de vue divergents. C’est la force de notre organisation. Tout le monde ne l’a pas encore compris… Quoi qu’il en soit nos contributions ne sont que des analyses personnelles, pas des vérités scientifiques.

Cette note s’inscrit aussi dans la continuité de la conférence que nous avons organisé le 28 février dernier en pleine campagne électorale, avec les représentant·e·s des différentes listes orléanaises : « Comment reconquérir la démocratie ? ». Nous sommes fier·es d’avoir pu contribuer au débat d’idées par ce moyen.

Pour agrémenter cette note nous avons travaillé sur une carte des résultats et de la participation par bureau de vote. Vous pouvez la découvrir à cette adresse : www.bit.ly/TO- Municipales2020.

Bonne lecture !

Yann Chaillou, président, et Michèle Ollivier-Rey, porte-parole Culture

Le point de vue de Yann Chaillou

Le résultat des élections municipales à Orléans est-il une surprise ? Incontestablement, non. Il est néanmoins très riche en enseignements et révèle quelques incertitudes quant à ce que deviendra le spectre politique orléanais dans les prochains mois.

Le niveau de participation extrêmement bas des électeurs et des électrices à cette élection, pourtant plébiscitée auparavant, ne représente pas plus une surprise. Fallait-il s’attendre à autre chose en pleine crise sanitaire? À quelques exceptions locales près, je ne crois pas qu’un niveau plus élevé de participation aurait pu changer la tendance nationale qui s’est dessinée au cours de ce scrutin et plus largement au cours de la campagne: un mouvement à gauche en faveur de l’écologie, une envie de « changer de têtes » dans les moyennes et les grandes villes, une sanction envers LREM qui s’est inscrite à droite au profit d’une droite plus radicale.

Ne nous mentons pas, si le président de la République voulait une participation élevée il aurait décidé dès le samedi 14 mars, en même temps que de fermer les bars, les restaurants et les commerces, de reporter ces élections municipales. S’il savait que la crise nécessitait le report, pourquoi n’a-t-il pas usé de tout son courage et de tout son pouvoir pour le faire ? Il savait que le second tour, prévu le 22 mars, ne pourrait pas se tenir mais il savait que la crise sanitaire pouvait dissimuler la défaite de sa stratégie électorale – sa défaite – au moins à l’issue du premier tour.

Mais peut-être est-ce pire : il savait qu’il jouait avec la santé des Françaises et des Français, à commencer par les bénévoles qui tiennent les bureaux de vote.

Malgré tout, certains et certaines, diront que l’électorat de gauche s’est davantage mobilisé que l’électorat de droite dans cette élection. En réalité c’est peut-être l’électorat indécis qui s’est le moins mobilisé, à fortiori à Orléans. Et disons-le : c’est triste pour la démocratie !

Une droite divisée dans la durée

La Fondation Jean Jaurès a fait les calculs et l’affirme : le second tour a constitué « une vague de dégagisme conséquent ou, à tout le moins, un grand chamboule-tout » avec « 264 nouveaux maires dans les villes de plus de 10.000 habitants » ; tout en précisant que « nombre de maires qui n’ont pas été réélus le 28 juin dernier ne l’ont pas été tout simplement car ils ne se représentaient pas ».

Dans ce « dégagisme municipal », difficile de classer Orléans où deux candidats se disputaient l’étiquette de « sortant » : Serge Grouard, réélu en 2014, et Olivier Carré, élu en 2015 suite à la démission du premier.

Au final, les électeurs et les électrices les ont départagés en plaçant Serge Grouard en tête dès le premier tour dans 54 bureaux de vote, ce qui lui assurait une avance de 2.047 voix par rapport à tous ses adversaires. Mais on y regardant plus près, on constate que presque la moitié de cette avance, 955 voix pour être précis, est prise dans 11 bureaux de vote : le n°2 à l’école primaire Jacques Androuet Ducerceau (République), le n°12 à l’école primaire Guillaume Apollinaire (Carmes), le n°16 à l’école maternelle Claude Lerude, les n°17 et 18 à l’école maternelle La Madeleiene (Madeleine), les n°20, 21 et 22 à l’école primaire Louis Guilloux (Faubourg Saint- Jean), et enfin les n°24 à l’école primaire André Dessaux, 27 à l’école primaire Marcel Proust et 28 à l’école maternelle René Thinat (Bannier).

De son côté Olivier Carré surprend dans les quartiers populaires, notamment à La Source et à Dauphine, dans lesquels il arrive à se maintenir, révélant peut-être une stratégie électoraliste et communautariste de longue date, sans évidemment effacer la notoriété certaine de celui qui a été député de la première circonscription. Rappelons tout de même qu’un soupçon d’irrégularité pèse sur le bureau n°58 à l’école primaire Pauline Kergomard (La Source), le même qui avait placé l’UDMF en tête lors des élections européennes de 2019.

Difficile en tout cas d’imaginer autre chose qu’une division dans la durée entre ces deux droites. Au moins jusqu’au jour où Emmanuel Macron ne sera plus président, n’attirant ainsi plus dans son giron des figures de la droite modérée. Ou jusqu’à celui où LREM ne cherchera plus à capter l’électorat de droite, mais cela est moins probable.

Difficile aussi d’imaginer Serge Grouard pardonner à celles et ceux qu’il érige en traîtres après son discours lors du premier Conseil municipal de la mandature le 5 juillet dernier : « Sans mémoire, pas de fidélité, pas d’amitié, pas de confiance. L’amnésie autorise toutes les trahisons. Il reste alors la honte dans un recoin de la conscience. ».

Ira-t-il jusqu’à dire un jour, comme Manuel Valls l’avait fait à gauche, qu’il existe deux droites irréconciliables ?

La liste citoyenne de Nathalie Kerrien perçue à gauche

La liste de Nathalie Kerrien est probablement la plus complexe à analyser, de par un positionnement « sans étiquette, libre et indépendant » demeurant un peu flou pour les électeurs et les électrices et d’un score de 6,53% ne reflétant ni sa notoriété (38%), ni sa popularité (15%).
Elle réalise son meilleur score évidemment là où elle a été élue conseillère départementale en 2015, à Saint-Marceau avec 8,44%. Dans ce quartier, seuls deux bureaux de vote lui donne un résultat en deçà de son score municipal : le n°46 à l’école primaire Jardin des Plantes (secteur Ouest) et le n°51 à l’école maternelle Bénédicte Maréchal (Dauphine). Mais trois la hisse à plus de 10% : les n°49 à l’école primaire Maxime Perrard, 52 à l’école maternelle Bénédicte Maréchal et 56 à l’école primaire La Cigogne. C’est dans le canton Carmes – Madeleine, donnant de bons scores à la droite lors de chaque élection, qu’elle réalise son pire résultat avec seulement 5,65% des voix.

Pour le reste de la ville, ses meilleurs scores sont réalisés dans des bureaux votant traditionnellement à gauche. Ainsi, elle fait plus de 8% dans les bureaux n°14 à l’école primaire Jean Zay (Cheval Rouge), n°43 et 44 à l’école primaire du Nécotin (Argonne), n°65 à l’école primaire Les Guernazelles (La Source) en allant jusqu’à plus de 10% dans les bureaux n°31 à l’école primaire Molière (Blossières) et n°41 à l’école primaire Gutenberg (Argonne).

Ces chiffres ne représentent pas qu’une campagne dynamique dans certains secteurs très ciblés puisque d’autres bureaux de vote, où la campagne était menée tambour battant, ont pourtant sonné le glas, à l’image du n°29 à l’école primaire Pierre Ségelle (Gare) où la liste n’a recueilli que 9 voix. Ces chiffres représentent plutôt une tendance de fond : la liste de Nathalie Kerrien était perçue comme une liste de gauche. Ceci s’explique par un programme qui penchait clairement à gauche de l’échiquier politique et par une composition de liste faisant clairement référence à une démarche citoyenne, telle qu’amorcée d’ailleurs en 2014 par Tahar Ben Chaabane avec 3,23% à l’époque.

Même s’il faut rappeler que tous les ex-colistiers et toutes les ex-colistières n’ont pas fait le même choix, le soutien de Nathalie Kerrien à Serge Grouard lors du second tour n’était peut-être pas cohérent d’un point de vue politique au regard de tous ces éléments. En revanche je constate qu’un changement de mode d’élection, tel que je le souhaite, basé sur un scrutin proportionnel comme aux élections européennes, aurait permis de proposer aux Orléanaises et aux Orléanais une alternative à la droite à condition que le bloc de gauche accepte de travailler avec Nathalie Kerrien et son équipe.

Une double défaite pour Jean-Philippe Grand

Le sondage réalisé par IPSOS pour France Bleu Orléans et la Tribune Hebdo en février avait vu juste concernant l’ordre d’arrivée des listes. Celle de Jean-Philippe Grand était alors sondée à 22%, dans une fourchette entre 17 et 26%. À l’issue du premier tour on a finalement constaté que son résultat s’approchait plus de l’estimation basse (19,21%) tandis que la liste de Baptiste Chapuis, sondée à 7%, dépassait l’estimation haute de 10% pour atteindre les 13,92%. L’absence de liste LFI, invalidée par la préfecture mais sondée entre 3 et 8% y est sûrement pour quelque chose.

Toujours est-il que le 15 mars, seul le bureau de vote n°5 à l’école primaire Charles Pensées (Bourgogne) place EELV en tête avec 31,96% des suffrages, ce qui est assez classique ici, et le bureau de vote n°63 à l’école primaire Henri Poincaré (La Source) place le PS en tête avec 30,51%. Au second tour Jean-Philippe Grand ne s’impose que dans 12 bureaux de vote, sur 66, dont un tiers en centre-ville. La surprise dans ce camp vient alors du bureau n°10 à l’école maternelle Les Cordiers (Saint-Marc) qui place Jean-Philippe Grand en tête à 38,61% alors que les résultats du premier tour étaient plutôt défavorables à la gauche. Cela n’a malheureusement pas dépassé les frontières de ce quartier pourtant marqué très à droite. Corinne Leveleux-Teixeira a finalement raison de souligner sur les réseaux sociaux que la défaite de Jean-Philippe Grand en 2020, en pleine vague verte, est plus cinglante que la sienne en 2014, en pleine vague bleue. Concrètement il totalise 7.163 voix au second tour quand son ancienne collègue totalisait 7.622 voix au premier tour en 2014.

Au premier tour, parmi les 50 plus grandes villes de France, 11 sur les 32 où EELV présentait une liste sans le PS ont placé les écologistes au dessus du score de la liste Orléans Solidaire Écologique. Il y a évidemment les bastions de gauche comme Nantes (19,58%, soit 5 points de plus par rapport à 2014), Poitiers (23,89%, 8 points de plus), Rennes (25,37%, 10 points), Rouen (23,15%, 12 points), Lille (24,53%, 13 points), Villeurbanne (27,48%, 14 points) ou encore Strasbourg (27,87%, 19 points) et Lyon (28,46%, 20 points) ! Mais il y a aussi des villes de droite modérée : à Mulhouse où EELV s’était allié au PS en 2014 (21,96%) et à Caen (25,57%, 10 points de plus par rapport à 2014). Sans oublier, dans un contexte différent, Annecy, Bordeaux, Tours ou même Besançon. C’est en particulier de ces 6 dernières villes que vient la deuxième défaite de Jean-Philippe Grand. La vague écologiste aurait en effet pu gagner Orléans si sa liste avait mené une campagne plus dynamique, si elle ne s’était pas laissé emprunter ses thèmes de campagne par les autres listes et, surtout, si elle avait été plus stratégique en acceptant des alliances en vue du premier tour.

Force est de constater que l’alliance au second tour entre la liste de Baptiste Chapuis et celle de Jean-Philippe Grand, pouvant être perçue comme incohérente, n’a pas permis la victoire. En valeur absolue elle n’a d’ailleurs récolté que 47 voix de plus que l’addition du nombre de voix recueillies par les deux listes au premier tour. Ce résultat est celui d’une pré- campagne électorale assez tendue qui a probablement démotivé les électeurs et les électrices de gauche déjà plusieurs mois avant le 15 mars. Pis, il est celui d’une campagne de second tour où la liste de rassemblement n’a pas mis en scène une réelle symbiose et n’a pas montré de complicité.

La gauche remporte malgré tout 9 sièges au sein du Conseil municipal et attendra peut-être encore quelques mois pour se diviser, à l’inverse des 7 élu·e·s de la liste d’Olivier Carré déjà scindée en deux groupes: les proches de LREM, dont on ne sait pas vraiment où les situer vis-à-vis du nouveau maire, et les « minoritaires » – mais « pas dans l’opposition » – emmenés par Olivier Geffroy, que l’on se doute intéressé pour garder son siège au Conseil départemental.

Les masques que nous portons, qu’ils aient été distribués par Serge Grouard durant la campagne ou non, ne cacheront pas forcément très longtemps le désespoir des électeurs et des électrices à l’égard de ce monde politique, qui plus est après une première séance du Conseil métropolitain surréaliste.

La vie politique orléanaise nous réserve tout de même encore de belles surprises. Vive la démocratie, vive Orléans !

Le point de vue de Michèle Ollivier-Rey

Comme l’a écrit Yann dans son préambule, Tous Orléans est un groupe « pluriel » ce qui fait sa richesse et sa force … de proposition. Mon analyse se fera donc distincte et portera sur les programmes des principaux candidats avec un focus particulier sur le domaine qui m’a été délégué par ce groupe, à savoir la Culture, avec une majuscule… Histoire de lui redonner les lettres de noblesse si hâtivement perdues durant cette période où toutes les valeurs étaient chamboulées, au plan local comme au plan national et international !

Je ferai aussi un « parallèle » entre les propositions de Tous Orléans, communiquées bien avant les élections pour servir de guide pratique ! Idées clefs en italique

Bien évidemment, le 1er focus est… VERT ! Chaque candidat·e s’est engagé·e à être vertueux au plan écologique.

  • Olivier Carré l’affiche dans l’intitulé de sa liste « Orléans naturellement » et 2 priorités « santé et environnement » avec « une ville plus verte ».
  • Baptiste Chapuis fait de l’écologie la priorité pour « Faire respirer Orléans ».
  • Jean-PhilippeGrand…OSE : « Orléans Solidaire Ecologique » propose 4 piliers pour une ville en transition innovante.
  • Serge Grouard touche « Les Orléanais au cœur » avec « notre priorité : l’environnement ».
  • Nathalie Kerrien veut rassembler « Nous, Elle, Orléans » et prône « une écologie réaliste ».

Climat

TO / Planter 10 000 nouveaux arbres sur 10 ans.

  • Olivier Carré : Créer 2 nouveaux parcs (Sanitas et Groues). Plus d’espaces verts dans la ville.
    Baptiste Chapuis : Développer et protéger les parcs de la ville, planter un arbre pour chaque naissance. Jardins partagés. Cours d’écoles végétalisées. Promenades ombragées.
  • Jean-Philippe Grand : Préserver et développer parcs et espaces verts. Décrocher le label « Capitale verte européenne ».
  • Serge Grouard : « Enfouissement systématique des réseaux de type EDF et télécom lors des travaux de voirie, permettant de planter autant d’arbres à la place. » Faire d’Orléans une ville- jardin. Promenade arborée sur les mails. GIEC Climat.
  • Nathalie Kerrien : « Plantons des arbres, massivement, visiblement. » « Arbres dans la ville » rues et venelles piétonnes végétalisées.

TO/ Végétaliser 82 hectares de toitures.

  • Olivier Carré : « Grâce aux permis de végétalisme, les habitants pourront prendre des initiatives pour créer des micro-espaces verts dans la ville. »
  • Baptiste Chapuis : «Végétaliser les espaces publics, les toitures et les façades dans l’ensemble de nos projets urbains, pour baisser la température dans la ville lors des vagues de chaleur et créer des îlots de fraicheur. »
  • Jean-Philippe Grand : « Un plan de rénovation énergétique sera engagé avant la fin de l’année 2020. (…) Ce plan intègrera une Charte de l’arbre et une politique de végétalisation de l’habitat et des espaces publics. »
  • Serge Grouard : « Végétalisation des toitures et des façades encouragée. »

TO / Remplacer le bitume des places de stationnement en surface par un revêtement perméable.

  • Baptiste Chapuis : « Engager un plan de « désartificialisation » des sols pour favoriser l’infiltration de l’eau, alors qu’elle devient rare chaque été. »
  • Jean-Philippe Grand: Plan de « débitumisation » pour verdir les espaces publics. Limiter l’imperméabilisation des sols dans la construction.
  • Serge Grouard : « A l’échelle de la métropole, nous proposerons de mettre fin à l’artificialisation des sols et à l’extension urbaine pour préserver les espaces naturels et ruraux. Les documents d’urbanisme, SCOT et PLUI seront révisés. »
  • Nathalie Kerrien : « L’aménagement urbain doit laisser la ville respirer. Stoppons l’artificialisation des sols. Les places de parking en herbes rases seront privilégiées. »

Commerces

TO / Stopper l’extension des espaces commerciaux en périphérie.

  • Olivier Carré : « Depuis 2019, nous avons adopté des règles bloquant l’extension de nouvelles grandes surfaces en périphérie. Nous resterons sur cette politique. »
  • Baptiste Chapuis : «Pérenniser les commerces de quartier et de proximité en limitant les centres commerciaux périphériques. »
  • Serge Grouard : « Nous défendrons et dynamiserons le commerce de ville (…) par notre opposition résolue à toute extension de centres commerciaux en périphérie. »
  • Nathalie Kerrien : « Nous nous engageons en Commission Départementale d’Aménagement Commercial à ne pas favoriser l’expansion des commerces en périphérie. »

TO / Repenser le plan de circulation, de signalisation et de stationnement.

  • Olivier Carré : « Nous rendrons plus lisible l’ensemble de l’offre de stationnement sur la voirie et dans les parkings et nous demanderons aux commerçants de copiloter cette politique. »
  • Baptiste Chapuis : « Favoriser les déplacements entre quartiers avec un nouveau plan de circulation. »
  • Jean-Philippe Grand : « Cette priorité aux mobilités douces nous conduira à imaginer un commerce de proximité de centre-ville et une logistique urbaine du dernier kilomètre très efficace. »
  • Serge Grouard : « Nous défendrons et dynamiserons le commerce de ville (…) en mettant en place des politiques commerciales attractives et facilitant l’accès en ville (transports en commun, tarification adaptée et gratuite à certains moments…). »

TO / Faire du centre-ville un centre commercial à ciel ouvert.

  • Olivier Carré : « Nous installerons un « Office du commerce et de l’artisanat à Orléans » qui proposera des services pour les clients et les commerçants. Nous lancerons régulièrement des campagnes de promotion des animations de centre-ville, renforcées le samedi. (…) Nous continuerons de rénover les rues par un plan voirie sur 5 ans qui concernera tous les quartiers d’Orléans en veillant à la végétalisation et en prenant en compte d’abord la place des piétons, puis des vélos puis de l’automobile. »
  • Nathalie Kerrien : « Expérimentons la piétonisation temporaire et l’animation de certaines rues. Une innovation peu coûteuse et rapide, à tester et évaluer sans a priori. »

TO / Réorganiser les marchés de plein air.

  • Serge Grouard : « Nous développerons également les marchés alimentaires qui sont essentiels pour une relation directe entre nos producteurs locaux et leurs clients. »
  • Nathalie Kerrien : « Échangeons sur les emplacements des marchés, leurs contenus et leurs fréquences avec les commerçants et les habitants (…) Révisons le système de paiement des emplacements. (…) Dynamisons les marchés avec des animations, de la musique, des artistes. »

TO / Encourager les initiatives coopératives et les boutiques éphémères. Renforcer le droit de préemption urbain.

  • Serge Grouard : « Nous défendrons et dynamiserons le commerce de ville (…) par la préemption si nécessaire de fonds de commerce pour conserver la diversité de l’offre. »
  • Nathalie Kerrien : « Soutenons aussi les boutiques éphémères. »

TO / Permettre une ouverture plus tardive de tous les bars durant toute l’année.

  • Nathalie Kerrien : « Le week-end, laissons les cafés, bars, clubs ouvrir jusqu’à 3h du matin s’ils le souhaitent. »

Transports

Les candidats sont favorables à la gratuité partielle selon différents critères. Jusqu’à 18 ou 26 ans, plus personnes retraitées et personnes handicapées. Et/ou tarification adaptée selon le quotient familial.

  • Baptiste Chapuis propose aussi: La gratuité de l’A 10 sur l’axe Nord-Sud inter péages. De remettre en service les petites lignes ferroviaires.
  • Nathalie Kerrien suggère la gratuité en périodes de pic de pollution et un transport public gratuit la nuit en fin de semaine.

En terme de mobilité douce…

  • Olivier Carré propose de réaliser la passerelle sur la Loire au centre d’un vaste réseau cyclable. Accélération du plan vélo.
  • Baptiste Chapuis demande des garages à vélos sécurisés et la prolongation de la ligne A au Nord.
  • Jean-Philippe Grand demande un vrai plan vélo.
  • Serge Grouard: mobilité durable et système de transport « intelligent ». Un vrai réseau de pistes cyclables. L’augmentation des parcs à vélos et des vélos électriques. Des navettes électriques desservant le centre-ville et l’île Charlemagne. Une passerelle sur la Loire, parallèle au pont royal.
  • Nathalie Kerrien : Véritable plan vélo. Une « maison du vélo » pour le promouvoir et un « comité vélo » pour dynamiser ce mode de déplacement. Politique éducative et préventive.

Santé

  • Olivier Carré : création de 4 maisons de santé et un médecin référent pour chaque orléanais.
  • Baptiste Chapuis : centres de santé de proximité.
  • Jean-Philippe Grand : « Pass santé ».
  • Serge Grouard : des maisons de santé et grand CHRU Orléans-Tours, des formations spécialisées, dentaires, 1ère
    année licence santé…
  • Nathalie Kerrien : une vraie politique de santé publique (« attirons les médecins, facilitons leur installation et améliorons leurs conditions de travail »), « Pass Internat » pour les étudiants Soutien du CHRO, dépistage et lutte contre les addictions.

Sécurité

  • Olivier Carré : une brigade pour prévenir et lutter contre les incivilités ; renforcer les moyens de la police municipale pour la lutte anti stupéfiants.
  • Baptiste Chapuis : renforcer les liens entre les policiers et les habitants. Police de protection et de prévention.
  • Jean-Philippe Grand : lutter contre les discriminations.
  • Serge Grouard : augmentation des effectifs de policiers et police de prévention et de lutte contre les stupéfiants.
  • Nathalie Kerrien : renforcer la surveillance avec vidéo protection ; boutons d’alerte et police de proximité.

Université

  • Olivier Carré : Orléans est la 3ème ville de France où « il fait bon étudier ». Retour de l’Université en centre-ville et 2 grandes écoles en plus de l’ISC. Agreen Lab’O sur le campus Xavier Beulin.
  • Serge Grouard: Orléans, ville universitaire. Nouvelles écoles supérieures : Prépas ENM, Sciences PO, Management…

TO / Implanter une épicerie sociale et solidaire au coeur du campus de La Source.

  • Nathalie Kerrien : « Nous voulons aider à créer une épicerie solidaire pour les étudiants qui en ont malheureusement besoin. »

Sport : Tous… Orléans 2024 !

TO / Réinventer le Stade omnisports de La Source et/ou le Palais des Sports.

  • Olivier Carré : un Palais des sports modernisé et accessible à tous.
  • Baptiste Chapuis : «Le palais des sports requalifié et ouvert aux associations. »
  • Serge Grouard : « Des investissements seront engagés : Le Palais des sports sera rénové de fond en comble, après l’ouverture du centre aqualudique. »
  • NathalieKerrien : «Pensons à l’avenir du Palais des Sports avec les habitantes et habitants de la ville, donc les vrais usagers ! »

Autres équipements.

  • Olivier Carré : Grande salle CO’Met. Centre aqualudique. Village olympique. Marathon d’Orléans. Rénovation ses gymnases. Handisport.
  • Baptiste Chapuis : Rénover les gymnases. Faciliter la pratique du sport dans la ville avec des équipements urbains.
  • Serge Grouard : Subventions équitablement réparties entre les clubs. Nouveau gymnase en centre-ville. Sport nature sur les quais et l’île Charlemagne. Skate parc.
  • Nathalie Kerrien : Un Pass’ sports étudiant. Une ville qui bouge, prévention santé. Rénovation des équipements dans tous les quartiers.

Démocratie

TO / Expérimenter le jugement majoritaire dans le cadre de référendums locaux.

  • Baptiste Chapuis : « Introduire le vote par jugement majoritaire pour les consultations citoyennes. »

TO / Doter Orléans d’une Maison de lutte contre les discriminations.

  • Baptiste Chapuis : « Créer une Maison de l’Égalité pour accueillir, écouter et conseiller les personnes victimes de discrimination ainsi que les femmes victimes de violences. »

Lieux à réinventer et à réinvestir

TO / Réinvestir le terrain des Groues et le parc de la Fontaine de l’Étuvée.

  • Olivier Carré : « Le Parc des Groues verra le jour. »
  • Baptiste Chapuis : « Un poumon vert aux Groues : un grand parc avec un plan d’eau. »
  • SergeGrouard:«Denouveauxjardins comme autant de poumons verts et de puits de carbone seront créés pour végétalisme notre une ville : un grand parc sur le terrain des Groues, le développement du Parc de l’Etuvée à l’Est (…). »
  • Nathalie Kerrien : « Des Groues au Jardin des plantes, en passant par les mails et les Parcs Pasteur et Anjorrant, préservons et parsemons au maximum la ville aux îlots verts, sources de fraicheurs. »
    TO/ Réinvestir la place Albert Camus.
  • Baptiste Chapuis : « La place Albert Camus verdie et ouverte à des
    animations. »

TO / Réinvestir la serre du Parc Floral.

  • Nathalie Kerrien : « Valorisons l’architecture contemporaine au Parc Floral en lien avec le FRAC. »

Et si nous parlions enfin … CULTURE ?

En ce début d’année – mais ça, c’était avant – il fallait presque une loupe pour faire un focus sur les propositions des différentes listes en termes de culture.

Les slogans sont cependant prometteurs :

  • Olivier Carré : « Orléans cultive l’émotion dans tous les quartiers ».
  • Serge Grouard : « La culture plus que jamais ».
  • Nathalie Kerrien « Nous voulons une ville festive, créative ».

Voici quelques idées lancées par TO… et reprises avec quelques divergences de vision.

TO / Réinvestir le Beffroi de l’Hôtel des Créneaux.

  • Olivier Carré : « Nous lancerons l’étude pour la création d’un véritable Musée consacré à Jeanne d’Arc et à l’Histoire d’Orléans dans l’Hôtel des Créneaux. »

TO / Réinvestir le Campo Santo.

Serge Grouard : « Le festival de jazz sera recréé au Campo Santo en partenariat avec La Nouvelle Orléans. »

TO / Réinvestir la tête nord du Pont de l’Europe.

  • Olivier Carré : « La Cité Musicale, incluant le Conservatoire et un nouvel Astrolabe, sera construit en bord de Loire, à la Tête nord du Pont de l’Europe. »
  • Serge Grouard : « Le nouveau conservatoire sera construit sur le site de la Porte Madeleine et non pas à la tête nord du pont de l’Europe. »
  • Nathalie Kerrien : « Nous poursuivrons le projet de Cité de la Musique et des Arts vivants dans le quartier Madeleine. Le conservatoire et la salle des musiques actuelles seront regroupés dans ce nouvel espace dédié. »

Soutien aux artistes.

  • Olivier Carré : Aider les cafés, les concerts, bals populaires dans les quartiers. Festival de toutes les musiques. Un lieu dédié : CO’Met (2022). Les femmes à l’honneur. Parlement des écrivaines. Biennale des artistes femmes. « Nous créerons chaque mois de mai un « prix Jeanne d’Arc » qui récompensera la femme de l’année. »
  • Baptiste Chapuis : « Le Lab’O sera ouvert au public et aux associations avec des salles modulables. »
  • Serge Grouard : Des spectacles et animations culturelles gratuits. Concerts de plein air dans les kiosques et parcs de la ville. Un orchestre métropolitain des jeunes.
  • Nathalie Kerrien : « faisons-leur confiance ». Développer le street art. Imaginer des galeries éphémères. Soutenir les acteurs locaux comme Nanoprod (La Paillote). Promouvoir les écrivains (Festival du Livre, Voix d’Orléans).

Une ville accueillante pour les enfants.

  • Nathalie Kerrien : Education artistique pour tous les enfants. Associer les enfants aux aménagements de leurs cours d’écoles.

TO / Repenser les Fêtes de Jeanne d’Arc.

  • Nathalie Kerrien : « Repensons les contours des fêtes de Jeanne d’Arc sans les dénaturer, laissons les artistes s’emparer de la figure de Jeanne. »

Mais ces fêtes décalées cette année fin septembre n’auront pas le lustre souhaité et requis par le centenaire de la canonisation. Une occasion manquée de «faire rayonner Orléans » !

Une ville tournée vers la Loire

Il y a 10 ans, l’expo « Orléans 2025 » mettait la Loire en lumière dans la rubrique « La notoriété, la culture et l’événementiel » ! Rien… que ça! Avec les quais «porteurs d’image et de rayonnement culturel et touristique»… celui du Festival de Loire, évidemment.

17 ans après le 1er Festival et 20 ans après l’émergence du Pont de l’Europe, il y a lieu d’offrir à la Loire un nouvel écrin.

  • Nathalie Kerrien : Faire confiance aux artistes locaux et acteurs culturels de la Métropole pour le Festival de Loire.

Quais Ouest et Est. 

Restitués à la promenade, ils ont besoin d’être animés aussi et pas seulement par le célèbre marché du quai du roi

TO / Réinvestir les bords de Loire Sud.

  • Baptiste Chapuis : « Des bords de Loire réaménagés et animés côté Sud. »

Ce «tour d’horizon» n’est ni exhaustif ni engageant – quoique – mais il permet de mettre en perspective un programme pluriel de développement de la Ville d’Orléans que les citoyens appellent de leurs vœux pour 2024. Rêve olympique !

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